Ce que change un bon fournisseur
La régularité de la qualité. Un foin change d'une coupe à l'autre et d'une année à l'autre ; un fournisseur qui connaît ses parcelles et vous prévient quand il change de lot vous évite des semaines d'ajustement.
La livraison, ensuite. Le prix affiché à la botte ne dit rien tant qu'on ne sait pas s'il faut aller chercher, avec quoi, et combien de fois. Pour un particulier avec deux chevaux, la livraison décide souvent du choix.
Enfin le stockage : acheter en une fois coûte moins cher, à condition d'avoir où mettre le fourrage au sec et sur palettes. Du foin stocké à même le sol perd sa rangée du bas.
Juger un foin
L'odeur d'abord : un bon foin sent bon et sec. Une odeur de moisi, de renfermé ou de terre est rédhibitoire, quelle que soit la couleur.
La poussière ensuite. Ouvrez une botte et secouez-la : un nuage de poussière annonce des problèmes respiratoires, surtout en box.
La composition et la coupe : beaucoup de tiges dures signalent une coupe tardive, plus pauvre. À l'inverse, un foin très fin et très vert peut être trop riche pour un poney ou un cheval sujet à la fourbure.
Demandez à voir avant d'acheter en quantité, et prenez quelques bottes d'essai. Un fournisseur sérieux accepte, et le refus est une réponse en soi.
Anticiper l'hiver
Le stock se calcule à l'avance, pas en décembre quand les prix montent et que les bonnes coupes sont vendues. Le point de bascule se situe en général à la fin de l'été.
Comptez large : un hiver long, un cheval qui reçoit plus de foin parce que l'herbe manque, un lot moins bon consommé plus vite. Manquer en février coûte beaucoup plus cher que d'avoir gardé dix bottes de trop.
Notre calculateur de fourrage donne la durée de tenue d'un stock selon le nombre de chevaux et la ration : c'est l'ordre de grandeur qui permet de commander au bon moment.