Ce que recouvre le métier
La prestation en spectacle : fête médiévale, foire agricole, événement d'entreprise, ouverture de concours. C'est l'essentiel de l'activité, et elle est très saisonnière, concentrée du printemps à l'automne.
La cascade équestre pour le cinéma et la télévision, qui est un métier dans le métier, avec ses propres exigences d'assurance et de sécurité.
Le travail en liberté, la longue rêne, la voltige, le dressage de haute école. Certains artistes enseignent aussi ces disciplines, ce qui est souvent la partie la plus régulière de leur revenu.
Ce qu'il faut prévoir quand on l'engage
L'espace réel : dimensions de la piste, nature du sol, clôture, public à quelle distance. Un numéro en liberté ne se fait pas sur un terrain ouvert, et c'est le premier motif d'annulation le jour même.
Les conditions d'accueil des chevaux : box ou paddock, eau, foin, calme avant le passage. Un cheval qui arrive deux heures avant dans le bruit ne travaille pas comme à la maison.
L'assurance et la responsabilité, à écrire noir sur blanc, ainsi que ce qui se passe en cas d'intempérie. Un contrat d'une page évite la discussion pénible sur le parking.
Ce que le métier n'est pas
Ce n'est pas de l'improvisation. Un numéro de dix minutes représente des mois de travail avec des chevaux choisis, et il ne se transpose pas d'un cheval à l'autre.
Ce n'est pas non plus un enseignement déguisé. Un artiste peut enseigner, mais assister à un spectacle n'apprend rien à personne, et vouloir reproduire chez soi ce qu'on a vu en piste est le meilleur moyen de casser un cheval et un cavalier.