Ce que couvre le métier
La préparation à l'échéance : ce qu'on fait la veille, le matin, dans le paddock, dans les trois minutes avant d'entrer en piste. Beaucoup de cavaliers travaillent techniquement toute l'année et n'ont jamais préparé ce quart d'heure-là.
La gestion de l'erreur pendant l'épreuve : ce qui se passe dans la tête après une faute, et comment on ne perd pas les quatre obstacles suivants avec.
La reprise après une chute, un accident, ou une longue interruption. C'est le motif le plus fréquent chez les cavaliers amateurs, et le moins souvent formulé à voix haute.
La conciliation avec le reste : travail, famille, budget. Un cavalier qui culpabilise de monter monte mal.
Comment cela se passe
Le plus souvent en séances courtes et espacées, à distance ou sur place, avec des exercices à faire seul entre deux. Ce n'est pas une thérapie et cela ne s'installe pas dans la durée sans raison.
Certains préparateurs se déplacent en concours, ce qui est une prestation différente et plus onéreuse, utile surtout à qui a déjà travaillé le reste en amont.
Ce qu'un préparateur mental ne fait pas
Il ne fait pas de psychothérapie. Un traumatisme installé, une anxiété qui déborde du cheval sur le reste de la vie, relèvent d'un professionnel de santé, et un préparateur sérieux le dit.
Il ne remplace pas l'enseignant : un cavalier qui rate ses abords parce qu'il ne sait pas compter ses foulées n'a pas un problème mental.
Il ne travaille pas sur le cheval. Un cheval stressé en concours est un sujet pour l'enseignant, l'éthologue ou le vétérinaire.