Les trois demandes
La vidéo de vente, la plus fréquente. Elle doit montrer le cheval honnêtement : aux trois allures, aux deux mains, sur le plat et à l'obstacle si le cheval saute, en plan large et sans coupe au milieu d'un mouvement. Une vidéo trop montée éveille la méfiance d'un acheteur sérieux, et à juste titre.
La vidéo de communication pour une écurie : présentation des installations, portrait de l'équipe, ambiance d'une journée. Elle se tourne en une demi-journée et se réutilise pendant des années.
La captation de travail, pour le cavalier et son enseignant. Elle n'exige aucune esthétique et beaucoup de rigueur : même angle, même cadre, même distance à chaque séance, sinon la comparaison ne vaut rien.
Ce qu'il faut caler avant le tournage
Le lieu, l'heure et la lumière. Un manège sombre à midi et une carrière en plein soleil posent chacun leur problème, et cela se décide avant, pas sur place.
Qui monte, et combien de temps le cheval peut travailler. Une vidéo de vente demande souvent plusieurs prises, et un cheval fatigué se montre moins bien à la fin qu'au début.
Les droits : qui peut utiliser les images, où, et pendant combien de temps. C'est le point que l'on oublie et qui pose problème le jour où l'écurie change de gérant ou le cheval de propriétaire.
Les formats livrés : une vidéo verticale pour les réseaux et une horizontale pour un site ne se tournent pas de la même façon. Le demander après le tournage coûte un second tournage.
Ce qu'une vidéo ne fait pas
Elle ne remplace pas un essai. Aucun acheteur sérieux n'achète sur vidéo seule, et un vendeur qui le propose doit inquiéter.
Elle ne corrige pas ce qu'elle filme. Une écurie mal tenue reste une écurie mal tenue en 4K, et un cheval qui boite se voit encore mieux au ralenti.